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LA MAISON DE BARBERINE

Le Pele

25 Juin 2008 , Rédigé par Françoise Ancey-Dusseervais Publié dans #architecture

 

 

 

 


Le pèle tire son nom du poële qui chauffait la pièce et la rendait l'endroit le plus chaleureux et confortable de la maison. Ce poële, situé contre la paroi, était chargé par la cuisine et sa fumée s'évacuait par la bourne, tout comme celle de l'âtre, à la cuisine.

Les parois du pèle ainsi que du sol sont en planches, le plafond étant en planches et poutres apparentes. La poutre maîtresse est décorée et porte différentes inscriptions dont une date. On remarque aussi une petite trappe dans le plafond que l'on ouvrait pour communiquer un peu de chaleur dans la chambre (tsambron) située au-dessus. L'éclairage naturel enfin, ne vient que du côté de la vallée à travers de petites fenêtres afin de ne pas perdre trop de chaleur.

Dans le pèle, on prenait les repas familiaux, on dormait, on faisait les veillées ; alors, on jouait aux cartes ou à divers jeux de société, on chantait, on faisait de la musique (harmonica "musique à bouche", mandoline, violon etc.). Les femmes tricotaient, cousaient, brodaient ou, dans le vieux temps, filaient. Peut-être quelqu'un faisait-il la lecture ou racontait des légendes. Ajoutons qu'en hiver, le pèle était partiellement occupé par le métier à tisser, dont on voit des marques d'emplacements dans les parois au musée, mais ce métier était démonté l'été.

On trouvait dans cette pièce un mobilier comparable à celui d'une salle de séjour moderne mais avec en plus le lit des maîtres de maison, souvent lit surélevé parce que surmontant un lit-tiroir à roulettes (birio) où pouvaient coucher un ou deux enfants en bas âge. Il pouvait aussi y avoir un berceau à part, pour un nouveau-né. Au musée, on trouve en outre de petits placards situés dans le mur le plus chaud de la maison, entre le foyer de la cuisine et le poële du pèle. On y conservait des produits craignant l'humidité ainsi que des objets précieux comme les livres de messe.

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